Votre dernier séminaire a duré trois heures. Deux mois plus tard, combien de collaborateurs s’en souviennent vraiment ? Si vous organisez des événements d’entreprise, vous connaissez ce sentiment : l’énergie investie, les budgets engagés, et au final, des participants qui oublient presque tout dès le lundi suivant. C’est précisément là qu’une exposition interactive change la donne.
- Pourquoi l’interactivité humaine surpasse le digital seul
- Comment choisir le format selon votre type d’événement
- Les pièges à éviter pour engager tous les profils
Dans cet article
Ce que vos participants retiennent vraiment d’un événement
Soyons honnêtes : la plupart des séminaires classiques s’effacent de la mémoire en quelques semaines. Pas parce qu’ils sont mal organisés, mais parce qu’ils sollicitent uniquement l’écoute passive. Selon une étude EvenTech publiée en 2024, 72% des participants affirment qu’un événement mémorable est un événement dans lequel ils se sentent impliqués.
72%
des participants retiennent mieux un événement où ils sont impliqués
Ce chiffre résume ce que j’observe depuis plusieurs années sur le terrain en Haute-Savoie : l’engagement crée le souvenir. Un afterwork sympathique, une conférence bien ficelée, un escape game amusant… tout cela fonctionne sur le moment. Mais trois mois plus tard ? Difficile de distinguer un événement d’un autre.
La différence se joue dans ce que vos collaborateurs font, pas seulement dans ce qu’ils voient ou entendent. Quand quelqu’un participe activement — quand il exprime un avis, pose une question, réagit à une œuvre — son cerveau encode autrement l’expérience. C’est la raison pour laquelle les formats passifs peinent à créer des souvenirs durables.
Exposition interactive : quand l’art devient conversation
Attention au piège classique : beaucoup confondent « interactif » avec « digital ». Dans les événements que j’accompagne en Haute-Savoie, l’erreur la plus fréquente reste de croire qu’un écran suffit à créer de l’interactivité. J’ai vu des organisateurs investir dans des tablettes et des applications, pour se retrouver avec des participants qui scrollent distraitement pendant quinze minutes avant de décrocher. L’interactivité qui fonctionne, celle qui crée du lien durable, passe d’abord par l’humain.

Une exposition interactive, dans le sens où je l’entends et où je la pratique, c’est un moment où l’art devient prétexte à la conversation. Un médiateur culturel guide le groupe, pose des questions, provoque des réactions. Comme l’explique Stéphane Coviaux, historien interviewé par L’ADN : « cela permet de travailler sur des thématiques diverses comme l’attention, l’empowerment ou encore l’intelligence collective ».
Face à une œuvre, nous sommes tous sur un pied d’égalité. Le directeur financier et le technicien de maintenance regardent la même toile, et aucun n’a forcément plus de légitimité que l’autre pour en parler. Cette suspension des hiérarchies habituelles crée un espace de dialogue rare en entreprise.
Interactivité humaine
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Adaptation en temps réel au groupe
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Crée du lien entre participants
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Aucune barrière technique
Technologie seule
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Attention qui décroche après 15 minutes
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Chacun reste dans sa bulle
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Dépendance aux appareils et connexion
Pour approfondir les différentes formes que peuvent prendre ces dispositifs interactifs dans les expositions, il existe aujourd’hui une vraie palette d’options. Mais franchement, ce qui fait la différence sur le terrain, ce n’est pas la sophistication du dispositif : c’est la qualité de l’accompagnement humain.
Comment une PME industrielle a transformé son séminaire annuel
J’ai accompagné l’équipe commerciale d’une PME industrielle à Annecy pour leur séminaire annuel. Le directeur était sceptique — « l’art, c’est pas vraiment le truc de mes gars », m’avait-il dit au téléphone. L’équipe était dispersée géographiquement, les afterworks classiques ne créaient plus vraiment de lien.
On a organisé un atelier immersif autour d’une collection privée. Pendant les vingt premières minutes, trois collaborateurs restaient bras croisés (le fameux « c’est pas mon truc »). Et puis, petit à petit, les questions sont venues. À la fin des deux heures, la quasi-totalité du groupe participait activement. Le directeur m’a rappelé un mois plus tard : « Ils en parlent encore à la machine à café. »
Comme le souligne la définition Wikipédia de la médiation culturelle, les activités culturelles en entreprise sont un facilitateur pour réduire le stress, renforcer l’esprit d’équipe et améliorer le bien-être des employés. Ce n’est pas du jargon : c’est ce que j’observe concrètement à chaque intervention.
Quel format pour quel objectif événementiel

Tous les événements n’appellent pas le même format. Un séminaire de cohésion ne se construit pas comme une soirée clients ou une inauguration. Selon mon expérience, voici comment orienter votre choix :
Quel format d’exposition pour votre événement
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Si votre objectif est la cohésion d’équipe :
Privilégiez un atelier participatif de 2 heures. Le format long permet aux plus réticents de s’ouvrir progressivement.
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Si vous recevez des clients ou partenaires :
Optez pour une découverte guidée de 90 minutes. Format plus léger, centré sur l’échange et la convivialité.
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Si vous organisez un séminaire de formation :
Choisissez une thématique liée aux valeurs de l’entreprise. L’art devient alors support de réflexion collective.
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Si vous célébrez un événement (anniversaire, inauguration) :
Une exposition vivante avec médiation crée un moment marquant. Les invités repartent avec un souvenir commun.
Si vous cherchez un prestataire capable d’organiser une exposition interactive adaptée à votre contexte, prenez le temps de vérifier qu’il propose une vraie médiation humaine, pas simplement des outils digitaux.
Côté durée, selon le guide pratique Dotmap, comptez entre 1h30 et 2h en moyenne. C’est suffisant pour créer une vraie immersion sans épuiser les participants. En dessous, difficile d’installer une dynamique de groupe ; au-delà, même le meilleur contenu perd en impact.
Pour l’organisation, prévoyez un délai de trois à quatre semaines entre le brief initial et l’événement. Cela laisse le temps de choisir les œuvres, d’adapter la scénographie à vos objectifs et de caler la logistique sans stress.
Vos questions sur les expositions interactives événementielles
Voici les interrogations que j’entends le plus souvent de la part des organisateurs :
Est-ce adapté si mon équipe n’est pas sensible à l’art ?
C’est justement là que la médiation culturelle fait toute la différence. Un bon médiateur ne parle pas d’histoire de l’art : il pose des questions, provoque des réactions, fait émerger les ressentis. J’ai vu des techniciens industriels s’animer devant une sculpture abstraite parce que la discussion partait de leur vécu, pas d’un cours magistral.
Combien de temps dure une exposition interactive ?
Entre 90 minutes et 2 heures généralement. En dessous, difficile de créer une vraie dynamique de groupe. Au-delà, l’attention faiblit, même avec le meilleur contenu.
Peut-on organiser ce format en dehors des grandes villes ?
Absolument. J’interviens principalement en Haute-Savoie et en Savoie, souvent dans des salles louées ou des espaces atypiques. L’exposition peut venir à vous : une collection privée, des reproductions de qualité, un lieu transformé pour l’occasion.
Quel budget prévoir pour 30 participants ?
Les tarifs varient selon la durée, le lieu et le niveau de personnalisation. Comptez une fourchette comparable à celle d’un escape game de qualité ou d’un atelier culinaire haut de gamme. Demandez toujours un devis détaillé pour comparer.
Comment convaincre ma direction de tester ce format ?
Appuyez-vous sur les retours d’expérience d’autres entreprises et sur les chiffres d’engagement. Le fait que 72% des participants retiennent mieux un événement participatif est un argument qui parle aux décideurs. Proposez un format test sur un petit groupe avant de déployer à plus grande échelle.
Si vous souhaitez explorer d’autres formats immersifs pour vos événements, découvrez aussi les visites immersives pour votre événement qui prolongent cette logique d’engagement.
La prochaine étape pour vous
Plutôt que de lister ce que vous savez déjà, posez-vous cette question : quel souvenir voulez-vous que vos collaborateurs gardent de votre prochain événement ? Si la réponse est « quelque chose de différent, dont ils parleront encore dans six mois », alors le format interactif mérite d’être testé.
Commencez par identifier votre objectif principal — cohésion, célébration, formation — puis cherchez un prestataire qui propose une vraie médiation humaine. C’est là que se joue la différence entre un événement de plus et un moment qui compte vraiment.
